En 2025, seulement 5 % des crédits à la consommation en ligne reposent sur l’open banking. Un chiffre étonnamment bas pour une technologie disponible depuis plus d’une décennie… et qui promettait pourtant de révolutionner l’octroi de crédit.
Pourquoi un tel écart entre la promesse et la réalité ? Et surtout : est-ce que cela commence enfin à changer ? Décryptage avec QuickSign.
L’open banking, c’est quoi ?
L’open banking permet à un particulier de partager l’accès à son compte bancaire avec un tiers de confiance, comme un organisme prêteur. Cette autorisation donne la possibilité de consulter les mouvements de compte, de vérifier les revenus, d’évaluer la solvabilité ou encore d’initier un paiement directement depuis le compte.
Autrement dit, toutes les actions critiques nécessaires à l’analyse d’un dossier de crédit à la consommation en ligne peuvent être automatisées et sécurisées via l’open banking. Sur le papier, c’est une petite révolution.
Un potentiel énorme… encore peu exploité
Dans la pratique, la grande majorité des informations financières sont encore collectées à l’ancienne : l’utilisateur upload des documents, les données sont saisies manuellement, puis vérifiées par un opérateur humain. Résultat : plusieurs minutes de traitement, quand l’open banking permettrait un traitement en quelques secondes.
On a donc d’un côté une technologie capable de fluidifier l’expérience et de fiabiliser les contrôles, et de l’autre, une adoption encore marginale.
Pourquoi l’open banking reste sous-exploité ?
Trois freins principaux expliquent ce retard.
- Le manque de confiance des utilisateurs : en France, seuls 42 % des clients se disent prêts à partager l’accès à leur compte bancaire pour une demande de crédit. Une méfiance tenace, héritée d’un rapport très personnel – presque intime – à ses données bancaires.
- La qualité des API bancaires reste très inégale. L’absence de standardisation entre les banques rend l’accès aux données peu harmonisé, et donc difficilement exploitable de manière automatisée.
- L’interprétation des données reste perfectible. Un remboursement ponctuel de la Sécurité sociale, par exemple, peut être mal identifié comme un revenu régulier par un moteur mal entraîné. De quoi biaiser l’analyse de solvabilité.
Mais les choses changent. Vite.
Ces freins, longtemps bloquants, sont en train de céder.
L’authentification biométrique offre désormais un niveau de sécurité bien supérieur au traditionnel couple identifiant/mot de passe. De son côté, la DSP3, nouvelle directive européenne sur les paiements, va contraindre les banques à améliorer la qualité et l’ouverture de leurs API.
Surtout, des moteurs d’analyse de nouvelle génération, comme ceux développés par QuickSign, sont désormais capables de hiérarchiser les données, d’identifier les flux anormaux ou les revenus non récurrents, et de contextualiser les informations pour éviter les erreurs d’interprétation.
Crédit instantané : on y est presque
Grâce à ces avancées, le crédit conso instantané devient enfin une réalité opérationnelle. Plus fiable, plus rapide, et plus transparent. Mais pour qu’il devienne une norme – et pas une exception – un dernier verrou doit sauter : celui de l’industrialisation.
Le défi 2025 : passer à l’échelle
La technologie est prête. L’usage commence à décoller.
Mais pour que l’open banking transforme réellement les parcours de crédit, il faut maintenant rendre le modèle scalable, robuste, interopérable.
« La promesse révolutionnaire de l’open banking, c’est de récupérer et valider automatiquement les données pour octroyer un crédit en instantané. Ça fait rêver. »
Rédigé par Nicolas G.