Selon un rapport Citrix publié en 2024, une entreprise sur quatre prévoit de rapatrier une partie de sa charge de travail du cloud public vers des infrastructures on-premise. Ce chiffre en dit long : le tout-cloud, longtemps perçu comme la solution idéale, montre aujourd’hui ses limites.
Il ne répond plus pleinement aux enjeux actuels de souveraineté, de sécurité, de maîtrise des coûts et de réversibilité.
Chez QuickSign, ce constat ne date pas d’hier. Dès 2020, nous avons fait un choix stratégique : adopter une infrastructure hybride, combinant cloud privé, cloud public… et une brique technologique clé : le SDI (Software Defined Infrastructure). Un parti pris structurant, né d’une analyse approfondie des deux approches extrêmes du marché.
On-premise vs cloud public : deux visions opposées
D’un côté, l’on-premise repose sur une logique de contrôle total. Les données et applications sont hébergées directement dans les data centers de l’entreprise. Cette approche présente de vrais atouts : souveraineté maximale, sécurité renforcée, coûts plus prévisibles.
Mais elle a aussi ses failles : manque de flexibilité, difficulté de montée en charge, gestion opérationnelle lourde et peu scalable.
À l’inverse, le cloud public, proposé par des hyperscalers comme AWS ou Google Cloud, repose sur une agilité maximale. Il permet aux entreprises d’accéder à des services prêts à l’emploi, à la demande, avec des mises à jour continues et un time-to-market imbattable.
Pourtant, cette solution comporte elle aussi des points de friction : dépendance accrue aux fournisseurs, réversibilité complexe, coûts parfois imprévisibles et faible maîtrise sur la localisation des données.
Pourquoi QuickSign a choisi… aucun des deux
Depuis notre création en 2010, nous avons expérimenté ces deux modèles. Et notre constat est clair : le tout-on-prem est trop rigide, tandis que le full cloud manque cruellement de souveraineté. Nous avons donc choisi une troisième voie, plus adaptée à nos enjeux de sécurité, de performance et d’évolutivité.
Notre réponse s’articule autour d’un cloud privé, hébergé chez un hyperscaler, renforcé par une couche technologique fondamentale : le Software Defined Infrastructure.
Le SDI, ou comment piloter son infra comme une maison connectée
Le SDI permet de gérer l’ensemble de l’infrastructure de façon logicielle. Concrètement, cela signifie que le provisionnement des ressources, l’orchestration des services et le pilotage des environnements peuvent se faire de manière automatisée, centralisée et à distance.
« C’est comme combine data sovereignty, securityd’un chauffage manuel dans chaque pièce… à une appli domotique qui gère toute la maison. » – Nicolas Girardi, Head of Production chez QuickSign
Grâce à cette approche, nous avons gagné en agilité, amélioré la maîtrise de nos coûts, tout en conservant une souveraineté forte sur nos données et notre sécurité.
Un cas concret : l’effet iPhone et le scaling express
Lors de la sortie d’un nouvel iPhone, nos volumes d’activité ont connu un pic brutal car nombreux étaient les consommateurs qui cherchaient à souscrire à un crédit à la consommation pour financer leur achat – et donc à utiliser sans le savoir le service QuickSign.
Dans un contexte classique, cette montée en charge aurait nécessité plusieurs semaines d’adaptation. Avec notre architecture hybride et notre infrastructure pilotée par SDI, nous avons pu provisionner les ressources nécessaires en moins de deux heures, sans rupture ni lenteur sur nos services. Un gain de temps, mais aussi un gage de résilience et de performance opérationnelle.
Conclusion : un modèle hybride, mais évolutif
Chez QuickSign, nous ne voulions pas choisir entre souveraineté et innovation. C’est pourquoi nous avons conçu une infrastructure hybride, pensée pour offrir le meilleur des deux mondes : la robustesse et le contrôle du cloud privé, la flexibilité et la rapidité du cloud public, avec l’orchestration intelligente du SDI.
Mais cette solution n’est pas figée. Comme le souligne Nicolas : « C’est la meilleure solution pour nous aujourd’hui, mais nous restons à l’affût des meilleures pratiques. »
Parce qu’en matière d’infrastructure, le statu quo n’est jamais une option.
Rédigé par Nicolas G.